Youth Meeting : de 12 à 18 ans

Youth Meeting in Strasbourg

Rencontre internationale de jeunes entre 12 à 18 ans par tranche d’âges
Durée :  8 ou 15 jours

Le premier Youth Meeting a eu lieu en 1969.

Le Youth Meeting rassemble des petits groupes de jeunes d’âges similaires provenant de différents pays d’une même région  du monde (au sens CISV du terme).

Les Youth Meeting sont organisées pour 25 à 35 jeunes (âgés de 12 à 13 ans, 14 à 15 ans, 16 à 18 ans). Les jeunes de moins de 16 ans voyagent en délégation avec un animateur encadrant adulte. Les jeunes de plus de 16 ans ont acquis une maturité suffisante pour se rendre seuls aux rencontres internationales.

 

Participer à un Youth Meeting

Dans le programme Youth Meeting les jeunes explorent les aspects d’un thème qui les concernent tous, (comme par exemple la démocratie ou l’exclusion). Ils partagent leurs points de vue et apprennent ensemble les uns des autres. Ils réfléchirent également à la manière dont ils peuvent mettre en pratique au quotidien  – au-delà de la rencontre comme par exemple dans leurs écoles, leur collège ou de leur  environnement proche – les nouvelles expériences et connaissances  acquises.

Comme pour toutes les rencontres  du CISV , dans les Youth Meeting, l’accent est mis sur la réflexion, l’amitié, la rencontre de l’autre et le plaisir !

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Qui participe?

Staff
Ce sont les organisateurs du programme, qui veillent à ce que tout fonctionne comme il se doit. Ils sont responsables de tous les aspects logistiques pendant le camp: matériel, nourriture, hébergement, transport, excursions, services médicaux, urgences, argent, formulaires , etc. Chacun d'eux a des fonctions et des responsabilités spécifiques tout au long du camp.
Participants
Pour les 12-13 ans ou les 14-15 ans, les participants viennent de 5 pays différents, en délégations de 6 jeunes. A partir de 16 ans, les participants viennent de pays différents ; ils sont au nombre de 24. On retrouve très souvent 2 ou 3 jeunes du même pays.
Animateurs encadrants, les "leaders"
Dans le cas des camps en délégations, les responsables de chaque délégation sont des encadrants animateurs âgés de plus de 21 ans. Ils aident les participants à planifier des activités et s'assurent du contenu pédagogique des activités.

Moments spéciaux pendant le camp

Activité culturelle
Pendant le camp, chaque délégation anime une activité culturelle. C'est à ce moment que les participants doivent montrer leur capacité de créer et développer une activité CISV en lien avec le thème du camp et en même temps qui reflète un thème / une problématique spécifique à votre propre pays. Cette activité doit être planifiée en amont du camp. Gardez à l'esprit que ce n'est pas une juste une soirée nationale et nécessite de contenu éducatif. Il est important de se rappeler que l'idée de l'activité culturelle est que les enfants sont ceux qui la planifient et la développent, c'est-à-dire que ce sont eux qui donnent les idées et qui dirigent l'activité, bien sûr, le leader doit les soutenir à 100% tout au long du processus.
Excursion
Pendant la durée du camp une excursion est en général organisée. Elle varie selon le thème de l'année et le lieu du camp. Les excursions ne sont pas obligatoires et dépendent de l'équipe de staff.
  • Week end Adultes

    Vivre, découvrir les activités CISV le temps d'un week-end pour les bénévoles, les nouveaux parents, les anciens...
    «Incitée par une amie impliquée depuis longtemps dans l’organisation du CISV, j’ai souhaité participer au «WE Adults Only» organisée à Paris : Mon fils avait lui-même participé à un  WE enfants la semaine précédente: il en était revenu content, mais peu enclin à me détailler ce qu’il y avait fait, comme le font souvent les enfants à cet âge : l’amusement est une évidence de l’enfance, que nous oublions parfois en vieillissant...
    Et bien justement , la première chose que je peux dire sur mon WE adultes justement, c’est que je m’y suis amusée comme une gamine!
      Après un déjeuner convivial mais forcément timide, et passées les premières craintes face à des gens qui crient dans des langues inconnues histoire de vous mettre dans le bain, je me suis surprise à connaître par cœur le nom de la quarantaine de participants, certes pas tous inconnus de moi, grâce au Name Game... Plus tard dans la journée je me suis jetée sans crainte à travers une haie de bras tendus qui se levaient tous à mon passage. J’ai bien ri au Mini Banana, un remix des chaises musicales, où on apprend parfois à laisser sa place à moins rapide que soi. J’ai aussi joué au Bang dans la cour de l’hôtel particulier qui nous accueillait face à des touristes ahuris par ces adultes redevenus enfants...
    Quoi d’autre?
    Ah oui, j’ai goûté aux joies subtiles du jeu du Loup Garou, et j’ai chanté un Rap composé en 15 minutes sur le thème du développement durable avec 4 autres participantes que je ne connaissais pas la veille... Le tout dans un cadre exceptionnel, un charmant hôtel particulier disais-je, en plein cœur du Marais historique. Mais surtout, au-delà du jeu dont je suis friande, j’ai fait la connaissance de personnes, toutes ouvertes d’esprit, ou novices comme moi, ou habituées du CISV, peu importe finalement, mais bien décidées à aller vers les autres et à se connaître, sans a priori sur nos personnes, ni jugement sur nos attitudes dans les jeux ou ailleurs. Le flot des activités était entrecoupé de «debriefs», où nous avions l’occasion de faire le point sur les jeux que nous venions de faire. La parole s’est vite déliée sur l’intérêt des activités proposées par le CISV pour les enfants et les jeunes.
    En conclusion,
    J’ai passé un excellent WE, intermède ludique dans ma vie trop active. En rentrant chez moi  j’ai pu partager mes impressions avec mon fils sur telle ou telle activité. Mon fils de 10 ans hésite encore à faire un village cet été, mais le fait que sa mère ait pu comme lui faire un Mini Banana ou un Bang l’impressionne beaucoup!» Un grand merci à Benoît, Casimir, Béatrice et Marie-Christine.

    Sophie
  • Youth Meeting 1 semaine hiver

    Alizée,  leader de la délégation

    Comment décris-tu le programme quand tu en parles à tes copains ?
    J’étais animatrice pour une colo internationale en Thailande ! J’ai accompagné un groupe de 6 ados français de 12/13 ans et on a retrouvé 4 autres groupes qui venaient de Birmanie, Thailande, Finlande et USA. »
    Qu’as-tu préféré ?
    La relation que j’ai réussi à créer avec ma délégation et de voir l’évolution de chacun durant le camp.
    Qu’est-ce qui t’a le plus étonné ?
    Découvrir à quel point des enfants de 12/13 ans peuvent être créatifs et avoir des réflexions pertinentes.
    Que retiens-tu des activités sur la résolution de conflits ?
    Je retiens que chaque pays représenté connait de réels conflits au sein de leur société, et j’ai été surprise de voir à quel point il était difficile pour eux d’en parler contrairement à nous français.
    As-tu noté des évolutions chez les enfants pendant le youthmeeting ?
    En tant que leader j’ai vu chaque enfant évoluer considérablement durant le séjour ! Prise de confiance, prise de parole en public, épanouissement au sein du groupe, un sentiment fabuleux !
    Et si c’était à refaire ?
    Je repars demain ! Ca fait chaud au cœur de se replonger dans un univers CISV surtout avec le climat international actuel.

    Alice, participante

    J’y ai certainement passé les meilleures vacances de ma vie. J’ai découvert des personnes en «or», de nouvelles cultures, une autre vision du monde et des endroits magnifiques ! Mais cela a surtout formé beaucoup de souvenirs. Quand on y est, on voit les choses différemment : plus de ridicule et de préjugés. On est tous ensemble, on forme une famille TOUS ensemble sans oublier personne et cela, c’est beau. On est pas obligé d’être bilingue, ce qui est marrant c’est d’apprendre à se débrouiller ! Je vous avoue, je ne suis pas fan des «energizers» mais le principal c’est que tu profites et que tu t’amuses avec tes amis. On fait les fous ! Après toutes ces expériences, je continue le CISV et je compte bien faire beaucoup d’autres programmes !

    Alizée et Alice
  • Seminar camp : quelques impressions

     

    Elvire
    Concernant mon Seminar camp, je dois tout d'abord dire que c'était une expérience extraordinaire. Les français étant bien connus pour npas être des flèches en anglais j'ai eu un peu peur de ne pas pouvoir passer au-delà de la barrière de la langue mais très vite, je me suis sentie très bien intégrée. Le Seminar Camp étant (normalement) le dernier camp qu'une personne puisse faire en tant que participant, les participants sont généralement âgés de 17 à 18/19 ans, ce qui permet de faire de véritables activités de "grands"... Entre débats, réflexion, émotion et de très gros fous rires, cette expérience fut pour moi un de mes meilleurs séjours avec le CISV.
    Célestin
    Le Seminar à Washington DC était génial ! J'ai rencontré plein de nouvelles personnes avec qui j'ai gardé contact ! D'ailleurs dès septembre il y a une amie danoise qui vient nous rendre visite ! Bref on a vraiment construit un vrai groupe tout au long de cette expérience, tous réunis autour de valeurs communes qui nous ont permis de vivre une expérience inoubliable ! Je me sens extrêmement chanceux d'avoir pu y participer !
    Julien
    Mon seminar camp s’est déroulé en Jordanie, ce fut ma première experience CISV. Contrairement à ce que j’imaginais on s’intègre très vite, on sympathise vite avec tout le monde et l’on s’y attache bien plus que ce que je pensais. J’ai malheureusement découvert le CISV trop tard et je ne pourrais plus revivre une telle expérience mais je recommencerais sans hésiter. Ce séjour fut une expérience inoubliable.  

    Elvire, Celestin et Julien
  • IPP: apprendre en travaillant

    L'IPP, International People Project a été créé afin de participer concrètement à l’action d’une association locale. Cela permet d'augmenter l’impact des activités CISV sur la vie de la communauté où elles se déroulent.  

    « Il y a 2 facettes dans un projet IPP. Une partie pratique au cours de laquelle tous les participants travaillent ensemble. Pendant la journée ils se consacrent à la réalisation concrète du projet aux côtés de l’association partenaire. Par exemple à l'organisation d'activités éducatives pour les enfants, à la construction d'un local... Et une partie éducative : le soir, après le travail, ils réfléchissent, échangent sur le thème de l’IPP. A travers des présentations,des  débats, et des activités… Chaque participant a pris soin de rassembler des informations sur, comment dans son pays, le thème de l'IPP est abordé. Il en fait une présentation aux autres participants ».  
    Camille est partie au Mozambique pendant un mois, sur le thème "Sustainability in developing and developed countries". Il s’agissait,aux côtés d’une association partenaire de former des volontaires pour s'occuper des enfants du quartier dans un centre aéré. Un autre aspect était de travailler à l’entretien de la forêt avoisinante, et à la construction d'une pépinière pour la reforestation.  
    « L’IPP est une façon de promouvoir l'interaction et la coopération entre différentes cultures. C’est aussi une occasion formidable de s'informer sur les challenges de la société, en les côtoyant dans un cadre de vie réel ».

    Camille
  • Village-Lyon Retour sur 4 jeunes

    En 2009, ils ont connu leur première expérience CISV en participant à  Lyon au  Village « Let the world sing along » en tant que délégation française.

    Que sont-ils devenus et que gardent-ils sept années plus tard de leur apprentissage d’alors ?
    Comment as-tu découvert le CISV ?
    • Gabriela : « Ma mère est impliquée avec le CISV depuis longtemps et mes deux frères étaient déjà partis donc j’étais curieuse à mon tour. »
    • Antonin : « J’ai découvert le CISV grâce à ma maman qui avait elle même fait des camps. »
    • Arnaud : « Par des amis de mes parents qui avaient fait essayer le CISV à leurs enfants. »
    Peux-tu nous raconter un souvenir marquant de ton Village ?
    • Gabriela : « Je me souviens d’une discussion sur le gâchis d’eau juste après avoir fait un jeu où on se lançait des bombes à eau on se sentait assez cons haha. Un autre souvenir marquant est quand j’avais juste fais un bisous à une staff qui pleurait et elle m’a remercié tout le long du village… Je me suis rendue compte que des toutes petites choses pour toi peuvent représenter beaucoup pour les autres… ».
    • Antonin : « Il y a beaucoup de souvenir qui m’ont marqué, les activités étaient géniales.  »
    As-tu gardé quelques contacts avec des personnes rencontrées pendant le programme ?
    • Laure : « J’ai surtout gardé contact avec Gabriela. Nos parents sont devenus très copains, surtout nos deux papas qui sont de vrais enfants ensembles ! Nous sommes partis au Brésil ensemble, en Egypte… Bref c’est devenu la famille référence ! Puis nous nous sommes retrouvés en délégation il y a 2 semaines ! J’ai également revu Kasi des États-Unis, Camila d’Argentine et Julia et Peter d’Allemagne ! »
    • Arnaud : « Quelques-unes oui. En plus les membres internationaux, même si cela fait 7 ans, n’hésitent pas à contacter les autres délégations s’ils voyagent, pour renouer des liens. »
    « Trois mots » pour décrire tes émotions juste après le programme ?
    • Gabriela : « Triste (parce que c’était fini), chamboulée, espoir. »
    • Laure : « Bonheur, tristesse, bouleversements. »
    • Arnaud : « Manque, tristesse, reconnaissance. »
    « Trois mots » pour décrire ce que tu penses que ce programme t’a apporté ?
    • Gabriela : « Maturité, altruisme, amitié. »
    • Laure : « Ouverture, curiosité, tolérance. »
    • Arnaud : « Expérience, ouverture, joie. »
    « Trois mots » pour décrire le CISV, sept ans après l’avoir découvert ?
    • Gabriela : « Aventure, rencontre, partage. »
    • Antonin : « Vacances, partage, rencontre. »
    • Arnaud : « Immanquable, épanouissant, pacificateur. »

    Gabriela, Laure, Antonin et Arnaud
  • Etre LEADER au CISV en quelques mots

    Gari, de ton point de vue, en quoi l'expérience de leader (animateur encadrant) est-elle originale ?

    Je dirais que ça n'a rien à voir avec les expériences habituelles de moniteurs de colo ou de centre de vacances. Avec le CISV, le terme de leader, de guide prend tout son sens. Nous ne sommes pas là seulement pour animer et amuser les enfants.  Nous participons à la discussion, la conception, l'animation et l'évaluation de toutes les activités, ainsi qu'à tous les temps de vie avec les enfants. Le projet pédagogique est très important. Il faut tout le temps essayer d'adapter les activités, leur complexité ou leur accessibilité, en fonction du groupe et de son évolution. Tout ce que nous faisons est orienté vers les buts que l'on se fixe : créer des liens d'amitié et de confiance forts entre les enfants, leur donner accès à plus d'autonomie et de prise d'initiative pour être à leur tour des « leaders ».

    Qu'est-ce que l'expérience de leader t'a apporté ?
      Sans hésiter une expérience unique et inestimable de travail et de coopération internationale, des contacts et des amis dans le monde entier ou presque. J'ai aussi pu vivre le rêve fou qu'un monde plus juste, plus sain est accessible si on fait tous des efforts simples. Pendant un camp tu parles anglais tous les jours, tu entends plusieurs langues différentes, tu rencontres ou découvres des nouvelles cultures, tu travailles avec des personnes différentes de toi mais dans un but commun... C'est riche en enseignements même pour les adultes. Tu ne dors pas beaucoup mais c'est pour la bonne cause.  Tous les jours tu vois les enfants progresser et apprendre grâce aux activités. Par ailleurs tu échanges et tu partages avec les autres adultes sur une multitude de sujets. Honnêtement je ne connais pas d'autre situation qui permette autant cela, qui t'apprenne autant sur toi et sur les autres en même temps.
    Le CISV France propose une formation aux leaders qui vont participer à un programme, la conseilles-tu ?
    Là aussi sans hésiter oui. C'est essentiel, pour les nouveaux comme les anciens, de se plonger dans les valeurs et les démarches de l'association avant de partir en camp. Pour les nouveaux, il faut un temps pour appréhender la grande ambition du projet pédagogique, et des valeurs ancrées. Il faut aussi prendre confiance en soi pour mener à bien une aventure qui va bouleverser la vie des enfants et les faire grandir. Et pour les anciens, c'est toujours bon d'apprendre de nouvelles choses, de les entendre un peu différemment. Par-dessus tout, d'échanger avec d'autres sur leurs expériences et leur vécus, qu'il soit bons ou moins bons. Le lien entre les gens est essentiel au CISV. C'est ce qui cimente la réussite des activités. La formation nationale est un moment privilégié pour découvrir, apprendre et partager.

    Gari