Notre histoire

Doris Allen et le rêve de paix
«Nous devons commencer avec les enfants» Dr. Doris Allen, Fondatrice.

Depuis soixante ans que le CISV existe, chaque enfant qui rentre d’un programme CISV a du mal à parler de son expérience : les mots sont impuissants pour décrire l’esprit unique propre au CISV. Difficile également d’expliquer cette idée incroyable et comment elle a pu germer dans l’esprit de Doris Allen. Elle pensait qu’en nouant des amitiés avec des enfants du monde entier, les adultes de demain grandiraient en œuvrant pour la paix.

Il faut remonter à l’enfance de Doris pour comprendre. Doris est née à Old Town, dans le Maine. Sa mère est éducatrice et son père médecin. Petite, elle accompagne son père lorsqu’il rend visite à ses patients et apprend l’engagement, l’écoute et le don de soi. Ses parents lui transmettent des valeurs de justice, de respect et de responsabilité sociale. Après le lycée, Doris étudie la chimie, la biologie et la psychologie à l’université dans le Maine, dans le Michigan et à Berlin. Elle travaille comme psychologue et comme professeur de psychothérapie avec des enfants et des adultes à NYC, à Cincinnati et dans le Maine. 

Juste après la seconde guerre mondiale, en 1946, Doris découvre l’UNESCO, tout récemment créé, dans un article du New York Times. Il est question du leadership des adultes pour favoriser la paix dans le monde. Elle sait le temps qu’il faut pour développer une telle conscience, et elle a la conviction que cet apprentissage doit commencer dès le plus jeune âge.

« C’est cela : il faut commencer avec les enfants ! » L’idée est en train de germer. Lorsque son fils lui demande s’il y aura encore des guerres lorsqu’il sera grand, Doris s’entend lui répondre « Nous allons tout faire pour qu’il n’y en ait plus ». La promesse est faite, l’idée ne peut que grandir : avec l’aide de son mari, et d’autres psychologues, l’idée des Villages d’Eté Internationaux d’Enfants se développe et en 1951, des enfants venus d’Europe et du Mexique participent au premier village à Cincinnati, dans l’Ohio.

Ce ne fut ni facile, ni rapide. Pendant plusieurs années, les revers furent plus fréquents que les succès. Doris se rendit à ses propres frais, jusqu’à Mexico pour obtenir l’appui de l’UNESCO. Avec un simple statut d’observateur, elle réussit à fréquenter les réunions et réceptions des délégués. Ses efforts furent sans limite et son contact chaleureux et sincère lui permirent de nouer de nombreux contacts et amitiés qui compensèrent le manque de soutien officiel.

Doris Allen est restée toute sa vie engagée pour son rêve. Elle fut nominée pour le Prix Nobel de la Paix en 1979 et reçu du président des Etats Unis la médaille de la Liberté en 1999, ainsi que le Prix de la Paix du « Hague Appeal » en 2001. A 90 ans, elle participait encore aux réunions du comité exécutif du CISV et se rendait dans les Villages CISV pour écouter les enfants du monde entier. Leurs idées et leurs rêves étaient très importants pour elle. Sa joie était de les voir s’amuser ensemble.

Les guerres n’ont pas disparu, le rêve de paix est toujours aussi fort. Doris Allen était convaincue que « le pouvoir de l’amour est plus fort que l’amour du pouvoir ».

 

 

 

 

 

 

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